J’ai grandi dans un petit village du nord du Nigeria.
Ce dont je me souviens le mieux, ce sont les soirées. Quand la chaleur du jour relâchait lentement son emprise, les gens se rassemblaient sous les grands baobabs. On déroulait les nattes, on allumait les lampes à pétrole, et les conversations commençaient. Les adultes racontaient des histoires et parlaient ensemble. Nous, les enfants, jouions autour d’eux, écoutions de temps en temps, puis finissions par nous endormir sur les nattes. Les soirées avaient leur propre rythme. Il y avait toujours le temps pour une histoire de plus.
Je ne me souviens pas de grand-chose de ce qui se disait. Mais je me souviens de ce que l’on ressentait à être là. D’appartenir. D’avoir tout le temps dont on avait besoin. En haoussa, la langue parlée dans la région du Nigeria où nous vivions, il existe un mot qui saisit précisément cette atmosphère.
Hira.
Bien des années plus tard, nous avons trouvé un terrain dans le nord du Jutland. Entouré de landes et de forêts, la mer du Nord toute proche. Un tout autre paysage, mais avec quelque chose du même calme. Nous rêvions de construire une maison où l’on pourrait ralentir. Où il y aurait de la place pour les longues conversations, les matins paisibles et les soirées qui n’ont pas besoin de finir.
Ainsi est née HIRA. Une maison dans la nature du nord du Jutland, avec un peu de mon enfance au Nigeria.
Bienvenue.

HIRA est avant tout notre propre maison de vacances. Nous y venons aussi souvent que possible, et quand nous n’y sommes pas, nous aimons la partager avec d’autres. Nous espérons que vous aimerez y être autant que nous.











































































